Ciné débat : Villes en eaux troubles


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Ciné débat de Changer d’ Ere : Villes en eaux troubles.

Un documentaire de Yves Entenich

De Neufchâteau à Paris, en passant par Lille et Barcelone, une enquête nous initie au monde opaque de la gestion de l’eau potable.

Le réalisateur nous invite à agir, en tant que citoyens, pour la protection et le contrôle de la gestion de cet élément indispensable qui est notre bien commun.

Qui gère l’eau qui coule de nos robinets ? Comment est fixé son prix ? Quelle est sa réelle qualité ?

Des questions que nous nous posons rarement tant l’accès à l’eau potable est simple et automatique. Pourtant, il s’agit d’un marché de plus en plus controversé aux pratiques parfois troubles.

Tout comme l’air que nous respirons, l’eau est un élément indispensable à la vie. Ainsi, le 27 juillet 2010, l’accès à l’eau potable a été intégré à la Déclaration des Droits de l’Homme par l’Assemblée Générale des Nations Unies. Malgré tout, l’eau reste en proie aux intérêts économiques des entreprises multinationales obsédées par leurs profits.

Dès qu’une commune cherche à remanier sa gestion de l’eau, les deux plus importants groupes mondiaux de l’eau pointent leur museau. Ensemble, ils constituent un oligopole qui pèse sur toute la surface du globe. En France, ils approvisionnent près de 80% de la population.L’histoire de ces grands groupes (Veolia et Engie) est à la confluence des questions d’eau et d’argent.

Conséquences : hausse vertigineuse des prix à la consommation, baisse de la qualité de l’eau, manque de transparence … Même s’il ne s’agit plus de privatisation à proprement parler, mais de partenariat public-privé, le résultat est le même : les profits sont privatisés et les pertes collectivisées.

La délégation de service public apparait aujourd’hui comme un modèle dépassé et nuisible aux intérêts des usagers . L’argument de la concurrence, sempiternellement rabâché, se résume au fait que ce serait la seule manière de garantir un meilleur service au meilleur cout .

Ce quasi-monopole est pourtant en train de s’effriter puisque de plus en plus de municipalités ouvrent les yeux sur la médiocrité de leurs prestations. Face à une eau trop chère et de mauvaise qualité, une alternative devient de plus en plus séduisante : mettre en place un système de régie municipale qui permet aux élus – et donc aux citoyens – de gérer leur eau avec plus de transparence.Au nom de la maîtrise du service, de la préservation de la ressource, et pour en garantir le meilleur prix, c’est le choix qui a été fait. Grenoble, Paris, Brest, Reims, Lons-le-Saunier, Besançon, Rennes, Nice… Toutes ces villes ont opté pour une gestion publique. Au-delà des enjeux économiques, l’aspect environnemental est essentiel.

Le contrôle citoyen de l’eau est nécessaire et possible…
L’avenir, c’est aussi préserver la qualité de l’eau, d’autant que c’est une compétence que récupèrent les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre. La logique d’une entreprise privée, c’est de proposer des traitements de plus en plus sophistiqués. En gestion publique, on a au contraire intérêt à préserver la ressource le plus en amont possible.

Alors,  pour évoquer lors de notre débat la qualité de l’eau distribuée dans le Var, nous avons invité Marie Véroda et Mr Durant, hydro géologue,membres du collectif contre la carrière de granulats de Mazaugue qui met en danger la plus grande réserve d’eau douce du département, celle qui alimente à la fois le lac de Carcès et le Carami.

Débat animé par Patrick GUIRAUD de l’association Barrage.

Mardi 12 novembre 19h30 au cinéma Olbia

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