Ciné débat : villes en eaux troubles.


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Qui gère l’eau qui coule de nos robinets ? Comment est fixé son prix ? Quelle est sa réelle qualité ? Des questions que nous nous posons rarement tant l’accès à l’eau potable est simple et automatique. Pourtant, il s’agit d’un marché de plus en plus controversé aux pratiques parfois troubles.
Jusqu’à une période très récente, plus de 80 % des Français utilisaient, souvent sans le savoir, une eau gérée par l’une des trois grosses multinationales du secteur (Veolia, Ondeo ou la Saur).

Ce quasi-monopole est pourtant en train de s’effriter puisque de plus en plus de municipalités ouvrent les yeux sur la médiocrité de leurs prestations.

Face à une eau trop chère et de mauvaise qualité, une alternative devient de plus en plus séduisante :  mettre en place un système de régie municipale qui permet aux élus – et donc aux citoyens – de gérer leur eau avec plus de transparence. C’est le choix effectué par Bordeaux, Grenoble et  Paris. Au-delà des enjeux économiques, l’aspect environnemental est essentiel. Le moment est donc venu de réfléchir à son statut éthique et juridique. Selon nos choix d’aujourd’hui, l’eau sera demain une marchandise convoitée, soumise aux lois du marché, ou un bien commun accessible à tous.
Soucieux d’adjoindre à cette question environnementale une dimension de politique locale, nous vous proposons Villes en eaux troubles un documentaire centré sur la nécessité́ d’une gestion publique de l’eau…

En 2001, Jacques Drapier, Maire de Neufchateau dans les Vosges, constate une surtaxe du prix de l’eau de ses administrés en même temps que le délabrement de son réseau de distribution. Il décide alors de rompre le contrat qui lie sa ville à la multinationale Véolia, en charge de la distribution de l’eau… et il y parvient, pour la plus grande satisfaction de ses administrés qui voient baisser leurs factures. Il n’est pas seul à accomplir cette démarche, de Neufchateau à Paris, en passant par Barcelone ou Lille…

Cette enquête passionnante et instructive, nous initie au monde opaque de la gestion de l’eau et nous montre pourquoi, mais aussi comment, retirer ce bien commun et vital des griffes d’entreprises à but lucratif.

Les multinationales ne sont pas toutes puissantes. Le pouvoir politique, quant il est volontariste peut tout à fait changer la donne.

Non, l’eau n’est pas une marchandise comme les autres. Et  nous ne sommes pas des « clients » mais des « usagers », tout simplement car,  pour notre vie,  nous n’avons pas le choix de décider d’en consommer ou pas.
Débat animé par Patrick Guiraud de l’association Barrage.

Voir l’article de que choisir eau 2018

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