Ciné débat : Irrintzina, le cri de la génération climat.


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L’irrintzina, c’est un cri dont les bergers basques se servent pour communiquer à distance en montagne.

Irrintzina c’est aussi le titre choisi par  Sandra Blondel et Pascal Hennequin pour le documentaire qu’ils ont réalisé au cœur du mouvement Alternatiba : Irrintzina, le cri de la génération climat.

Face au sentiment d’impuissance que provoque l’extrême gravité du dérèglement climatique, quelques militants de l’organisation basque Bizi ! font un pari fou : construire en quelques années une mobilisation sans précédent en vue de la COP21 et lancer un grand mouvement non-violent pour le climat : Alternatiba.

De Bayonne à Paris, sur des vélos multiplaces, coup de pédale après coup de pédale, en multipliant les villages des alternatives, de petites victoires en grandes mobilisations contre les multinationales des énergies fossiles et les banques qui les soutiennent, le film raconte les étapes de cette mobilisation.

Irrintzina, c’est un cri d’alarme sur l’effondrement de notre monde mais c’est aussi un cri de joie poussé par des centaines de militants déterminés qui ont réalisé que si, ensemble, ils ne faisaient rien, personne ne le ferait à leur place.Tour Alternatiba, Action Non-Violente COP21, Faucheurs de chaises, blocage du sommet pétrolier… Le film d’une génération qui ne se résigne pas, qui crée et invente un avenir désirable où bataille écologiste et sociale rime avec plaisir et joie d’agir ensemble

Avec Irrintzina, le cri de la génération climat, nous avons un récit puissant qui raconte comment des centaines de personnes ont travaillé pendant des mois pour construire et réussir une mobilisation climat digne de ce nom malgré un contexte très dur d’état d’urgence post attentats. Avec ce film, nous combinons la force des alternatives montrées dans le film Demain et l’audace des Klur de Merci Patron ! pour contrer les multinationales de la finance et des énergies fossiles.

Irrintzina  souligne l’inventivité, le courage et la détermination de cette « génération climat ». Au milieu de ces actions collectives, la voix off de Sandra Blondel, la réalisatrice, qui témoigne de sa propre prise de conscience, nous suggère l’impact de ces mobilisations sur les citoyens parfois éloignés de ces préoccupations. Le film met également en avant l’organisation et la programmation minutieuses de ces mobilisations, dont la non-violence est le mot d’ordre. « Avec la pratique, j’ai vu qu’une stratégie non-violente et déterminée était plus efficace qu’une stratégie violente », raconte un des fondateurs de Bizi !, Txetx Etcheverry.

On trouve dans Irrintzina, le cri de la génération climat, cette belle énergie de voir se mettre progressivement en place ces actions médiatiques censées changer le cours des choses et faire avancer l’histoire. Une énergie qui ressort du film 120 battements par minute, sur le combat d’Act-Up pendant les années 1990, alors que les pouvoirs publics et qu’une grande partie de la société fermaient les yeux sur le Sida. Les techniques d’Act-Up ont inspiré l’organisation basque Bizi !, à l’origine du mouvement Alternatiba. Leur lutte est principalement le réchauffement climatique. Mais l’enjeu est le même : faire bouger les lignes politiques, le plus rapidement possible, avant qu’il ne soit trop tard.

Il nous reste peu de temps pour éviter le chaos climatique. Il faut que le récit de cette mobilisation pour l’urgence climatique se propage afin que nous soyons de plus en plus nombreux à agir face au dérèglement climatique et ses causes.

Le tour Alternatiba fera étape cet été du coté de Solliès et Toulon. Aidons nos amis de la Vallée du Gapeau en transition à préparer cet évènement.

 

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