Ciné débat: Grande-Synthe


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Crise migratoire, pollution industrielle, chômage record : voilà le portrait alarmant que l’on pourrait dresser de Grande-Synthe, symbole d’une nouvelle génération de villes toujours plus durement exposées aux crises économiques, écologiques et sociales.

Et pourtant…

Ville industrielle dans les années 60, Grande-Synthe, qui compte plus de 23 000 habitants, s’est engagée dans une démarche de “ville en transition” dès 2011. Confrontée aux crises économiques, écologiques et migratoires, à un chômage important, notamment chez les jeunes et à une grande précarité des habitants, la ville cherche à mettre le bien-être des habitants, le vivre-ensemble et la préservation de l’environnement au cœur des préoccupations de la politique locale. Au fil des années, Grande-Synthe est devenue un formidable laboratoire d’initiatives sociales et écologiques où l’on conjugue la ville au futur

Ensemble, citoyens, associations et pouvoirs publics, sous l’impulsion du maire Damien Carême, se remontent les manches pour trouver des solutions avec enthousiasme et humanisme. L’objectif premier : redonner de la dignité à la population en menant une politique écologique et sociale qui permet de relever les nombreux défis du 21ème siècle..

Élue capitale française de la biodiversité en 2010, Grande-Synthe a lancé de très nombreuses initiatives innovantes : les cantines sont maintenant 100% bio, la nature a été réintégrée en ville, la commune n’utilise plus de pesticides, des jardins partagés ont été créés au pied des immeubles, une université populaire a été mise en place. Les bâtiments ne sont pas en reste avec la construction d’éco-quartiers et la création d’un stade à énergie positive. D’un point de vue énergétique, la ville est éclairée avec 100% d’électricité renouvelable et est chauffée à 75% par du gaz renouvelable, on y roule à l’hydrogène…

C’est en 2015, à l’occasion de la présentation du film « Libres ! » de Jean-Paul Jaud, que Béatrice Jaud découvre Grande-Synthe. C’est un coup de foudre immédiat. La rencontre avec cette ville, sa population et son maire, Damien Carême, la touche profondément. Béatrice Jaud découvre une ville tout en dualité. D’un côté quatorze usines classées Seveso et la centrale nucléaire de Gravelines, un camps de migrants, un taux de chômage élevé. De l’autre, une énergie sans relâche déployée par tous pour créer un avenir meilleur grâce à une approche écologique et sociale dans laquelle la culture joue un rôle prépondérant.

“À Grande-Synthe, il y a un concentré de ce qui m’émeut, me bouleverse, me met en colère et m’enthousiasme. Ce film a pour vocation de montrer que, malgré toutes les difficultés, la résilience est là”.
Béatrice Jaud sera dans la salle pour commenter son film.

 

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