Ciné débat : faim de terre.


Détails de l'événement


FAIM DE TERRE, le documentaire de Karine MUSIC et Manon WALLENBERG, traite d’un sujet souvent peu discuté : la nécessité d’arrêter l’extension des zones commerciales et des quartiers de villas individuelles, la nécessité de préserver les terres nourricières et une autonomie agricole.

Il y a urgence. Karine Music est en convaincue. C’est pourquoi, avec Manon Wallenger, elle a planté sa caméra dans les terres agricoles de Paca et plus particulièrement du Vaucluse.

Au cours de ses rencontres, elle a notamment recueilli le témoignage d’Olivier Augier, qui a opté pour l’agroforesterie après un tour du monde en tandem avec sa compagne afin de découvrir d’autres façons de cultiver la terre, dans le respect de la biodiversité, comme son père avant lui, pionnier de l’agriculture “bio” dans le Luberon.

“Dans les années 70, on le prenait pour un fou, un rétrograde. En fait, il était à la pointe”, glisse le “paysan-voyageur”, revenu au domaine de Seoule, les terres familiales entre Gordes et Saint-Saturnin-lès-Apt. Ses magnifiques appaloosa aux abords du domaine témoignent de ce retour aux fondamentaux d’une agriculture qui, quand elle n’a pas perdu son âme nourricière, sous la pression des lobbies de la production intensive, voit son avenir menacé par l’urbanisation et la spéculation immobilière.

En France, 7 millions d’hectares de terres fertiles ont disparu depuis 50 ans, soit l’équivalent d’un stade de foot toutes les 7 minutes… En Provence, tous les trois ans, c’est la superficie de la ville de Marseille qui, sous le béton et l’étalement urbain, disparaît de nos paysages et de nos cartes. Ce phénomène est non seulement irréversible mais il s’amplifie au fil du temps. Parallèlement, de jeunes agriculteurs peinent à s’installer et la biodiversité s’appauvrit considérablement.

Paysans, citoyens et scientifiques donnent donc l’alerte et posent ces questions : Que restera-t-il aux générations futures ? Est-ce un problème si les terres fertiles disparaissent à ce rythme effréné ?

Il est primordial de réduire notre consommation de l’espace qui artificialise régulièrement des surfaces considérables au bénéfice d’infrastructures grises et au détriment des sols.

Entre champs et parkings, Karine Music et Manon Wallenberg ont tenté de trouver les raisons de ces évolutions…

Filmé en Provence, au ras des champs, de zones industrielles et commerciales en champs de vigne, Faim de terre met en scène des chercheurs, techniciens, élus et paysans, qui détaillent et analysent les conséquences des bouleversements en cours. Une enquête qui finit par nous mener vers la présentation des alternatives proposées par ceux qui se battent pour ne pas perdre un mètre carré de terres fertiles.

 

Ciné débat organisé en collaboration avec l’association Maltaé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *