A Copenhague, Barrons la route au nucléaire !

Le samedi 12 décembre, Changer d’Ere a participé à la journée internationale d’action « Don’t nuke the climate ! » (Ni nucléaire, ni effet de serre) initiée par le Réseau « Sortir du nucléaire », après avoir fait « du bruit pour Copenhague » le samedi précédent et recueilli a cette occasion plus de 300 signatures pour l’ultimatum climatique.

Lors du Sommet de Copenhague en décembre prochain, les décideurs ont non seulement le devoir de parvenir à un accord ambitieux sur le climat, mais aussi de refuser les « fausses bonnes solutions ». Or, lors de la session de négociations à Bangkok au mois d’octobre 2009, le nucléaire, pourtant exclu à juste titre des mécanismes du Protocole de Kyoto, a refait surface. La menace de voir cette technologie dangereuse, chère et inefficace en matière de lutte contre le changement climatique rentrer dans le cadre d’un nouvel accord se précise. De nombreux pays souhaitent en effet que cette source d’énergie puisse bénéficier de financements par les pays industrialisés dans le cadre des futures actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays en développement. Cette position est défendue entre autres par le Canada, les Etats-Unis, le Japon, le Mexique, l’Inde, le groupe africain… et la France ! Les ONGs dénoncent cette proposition, et en particulier l’égoïsme de la position française, qui privilégie ses intérêts industriels à l’intérêt général. Si le nucléaire devenait éligible aux financements par ce biais, l’industrie nucléaire trouverait ainsi une source de subvention publique majeure. « La France tente à nouveau d’imposer son industrie en faisant fi des dangers de l’énergie nucléaire (risque d’accidents, contaminations des écosystèmes, insolubilité du problème des déchets, prolifération…), ainsi que de l’inefficacité de cette technologie pour lutter contre le changement climatique. Le nucléaire est hors sujet pour la majorité des émissions, hors délais face à l’urgence climatique et vulnérable aux aléas climatiques. En outre, ses émissions de gaz à effet de serre ne sont pas négligeables, et plusieurs scénarios montrent qu’on peut s’en passer pour atteindre le facteur 4 », déclare l’ONG « Réseau Sortir du nucléaire ». « Trop coûteux, exigeant des infrastructures trop lourdes, le nucléaire est particulièrement inadapté aux pays en développement. S’il est inclus dans l’accord de Copenhague, il absorbera des fonds considérables, et privera les pays en développement de financement cruciaux pour limiter leurs émissions via les vraies solutions (énergies renouvelables, efficacité énergétique, lutte contre la déforestation, etc.) » rappelle pour sa part « Réseau Action Climat ».

 

Réseau « Sortir du nucléaire » Fédération nationale de 840 associations, agréée pour la protection de l’environnement E-mail : contact@sortirdunucleaire.fr Tél : 04 78 28 29 22

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